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Dans l’ensemble \(\R\), il existe une notion de partie bornée : c’est une partie qui est incluse dans un segment du type \([-M,M]\), pour un certain \(M\). Cet exercice montre comment généraliser cette notion de partie bornée à un ensemble quelconque.

Soit \(E\) un ensemble et \(\mathcal B\) une partie de \(\mathcal P(E)\). On dit que \(\mathcal B\) est une bornologie sur \(E\) si les conditions suivantes sont vérifiées

  • Si \(A\in \mathcal B\) et \(B\subseteq A\), alors \(B\in \mathcal B\).

  • Si \(A\in \mathcal B\) et \(B \in \mathcal B\), alors \(A\cup B\in \mathcal B\).

  • Pour tout \(x\in E\), on a \(\{x\} \in \mathcal B\).

Les éléments de \(\mathcal B\) sont dits \(\mathcal B\)-bornés, ou simplement bornés s’il n’y a pas d’ambiguïté sur la bornologie utilisée.

Dans la suite, on fixe un ensemble \(E\).

1

Montrer que \(\mathcal B_1=\{\emptyset, E\}\) est une bornologie de \(E\). On l’appelle la bornologie triviale (ou : grossière).

2

Montrer que l’ensemble \(\mathcal B_2\) des parties finies de \(E\) est une bornologie de \(E\). On l’appelle la bornologie discrète.

3

Combien de bornologies différentes y a-t-il si \(E\) est vide ? S’il contient (exactement) un élément ? Deux ? Trois ?

4

On suppose maintenant que \(E=\R\). Soit \(\mathcal B_3\) l’ensemble des parties \(A\subseteq \R\) bornées au sens classique, autrement dit \[A\in \mathcal B_3 \iff \exists M\in \R, \forall a\in A, |a|\leq M\] Montrer que \(\mathcal B_3\) est une bornologie. On l’appelle la bornologie usuelle sur \(\R\), et lorsqu’on parle de bornés de \(\R\), il est implicite qu’on se réfère à cette bornologie (et non aux deux premières par exemple).