Si et sont deux entiers naturels, on note le plus grand commun diviseur de et , on note également si divise . Si est un entier supérieur ou égal à 1, on note le polynôme cyclotomique d’ordre , On rappelle que est un polynôme unitaire à coefficients entiers, irréductible dans . Le degré de est où est la fonction indicatrice d’Euler. On rappelle enfin que ).
Soit , d’ordre fini .
Montrer que si est une racine complexe du polynôme caractéristique alors est racine du polynôme .
Montrer, en résolvant l’équation , qu’il y a exactement deux polynômes cyclotomiques de degré un.
Montrer de même qu’il y a exactement trois polynômes cyclotomiques de degré deux dont on donnera les expressions développées.
En déduire que le polynôme appartient à l’ensemble .
En déduire que .
Donner une matrice compagnon de d’ordre .
Soit un nombre premier, . On note un corps de cardinal . On rappelle que la surjection naturelle induit un morphisme de groupes .
Soit d’ordre et dans le noyau de . On suppose que n’est pas l’identité. La matrice peut donc s’écrire avec et .
Montrer que . En déduire que divise . On pose alors et .
Montrer que divise .
En déduire une contradiction.
Soit un sous-groupe fini de . Montrer que est isomorphe à un sous-groupe de .
Soit un sous-groupe fini de .
Montrer que le cardinal de est un diviseur de .
Montrer que le cardinal de ne peut pas être égal à . (On pourra, éventuellement, étudier considéré comme un polynôme à coefficients dans .)